Stratégie IA du gouvernement français

Stratégie IA du gouvernement français

Les propositions de Cédric Villani

Ce qu’il faut retenir (cf rapport remis le 28 fev 2018 à Emmanuel Macron) : big data, intérêt public, éthique, transparence, formation

[Sylvie Chamorro pour D&MP le 2/4/2018]

Miser sur big data et les algoryhtmes

En effet sans l’un ni l’autre point d’IA…, donc continuer à collecter, échanger, enrichir, sécuriser les données

Secteurs priorisés : l’intérêt général du citoyen

  • Santé
  • Mobilité
  • Environnement
  • Sécurité

Envers le grand public justement : de l’éthique et de la transparence

Auditer les algorithmes pour le rendre compréhensibles concernant les sujets et services sensibles pour tous : crédit, emploi, logement, justice, santé.

Obliger ci-besoin les entreprises à ouvrir certaines données, « au cas par cas et selon les secteurs […] pour des motifs d’intérêt général », par exemple dans les secteurs des transports et de la santé.

  • Construire un supercalculateur européen et mieux payer nos chercheurs courtisés par les GAFA
  • Former d’ici à 2020 trois fois plus de personnes à l’IA (aujourd’hui entre 3 et 5.000 étudiants), notamment en créant de nouveaux cursus et formations (associant droit et IA par exemple), de bac +2 à doctorat
  • Créer des Instituts interdisciplinaires d’IA (3IA), ouverts aux sciences humaines et sociales dont les formalités administratives seraient allégées
  • Recours au plan d’investissement complémentaire sur la formation professionnelle (15 Mds € entre 2018 et 2022)
  • Meilleur déploiement dans notre système éducatif de l’apprentissage et de la créativité.

Transition écologique

Optimisation les flux des transports contribuant ainsi à réduire l’empreinte carbone versus consommation d’énergie des services numériques : elle doit être mieux évaluée et diminuée, car « dès 2040, l’énergie requise pour les besoins en calcul pourrait dépasser la production énergétique mondiale »

Industrie 4.0

  • Ouverture d’un « chantier législatif sur les conditions de travail à l’ère du numérique »
  • Facilitation des commandes publiques en matière d’IA, quitte à relever le seuil à partir duquel elles sont soumises à l’ordonnance sur les marchés publics
  • Proposition d’un label pour encourager et favoriser l’IA française et européenne, en s’inspirant de la french tech.
    ouvrir les études de médecine aux étudiants spécialisés dans l’informatique et l’IA et de former les professionnels de santé « aux usages de l’IA, de l’Internet des objets et du big data »
  • Création d’une plateforme d’accès et de mutualisation des données pour l’innovation en santé « ayant vocation à se substituer à terme au SNDS (Système national des données en santé, qui centralise les données issues du parcours de soins des patients) »
    autorisation dès 2022 les véhicules autonomes de niveau 3 (prise de contrôle du conducteur en cas de danger)
  • Création d’un « lab public de la transformation du travail » : prospective, débat public, expérimentations (Etat, syndicats, collectivités, universités)
  • Constitution d’un comité sur les technologies numériques et l’IA afin de publier avis et recommandations auprès de industriels (ex voiture autonome et adaptation des règles de sécurité routières, etc.)

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